Le 10 avril dernier, le séminaire virtuel “Les bibliothèques en temps de crise” a rassemblé 500 participants dans 11 ateliers simultanés visant à répondre à la question : Que sommes-nous quand nous n’avons plus de lieu?

Cette initiative est portée par Raphaëlle Bats, chargée de mission relations internationales à l’ENSSIB (France), également conservateur des bibliothèques et chercheuse.

Qu’apprenons-nous de surprenant ou d’inspirant?

  • D’abord, des question à se poser :

Un environnement virtuel peut-il faire office de lieu pendant la période de confinement? Sachant que l’outil numérique a tendance à former une forme de barrière, comment les bibliothécaires peuvent “faire naître l’émotion dans la distance”? Comment faire société dans le numérique? Une première réponse est proposée à travers la théorie du renard dans le Petit Prince : venir tous les jours à la même heure.

  • Puis, des éléments de réponses:

En général, ce sont les bibliothécaires qui accueillent les usagers dans l’espace public. En période de confinement, ce sont les usagers qui accueillent les bibliothécaires dans un espace privé, leur maison, leur intimité (enfant sur les genoux, chat sur le clavier, dans la cuisine, dans le salon, dans la chambre…) et avec un nouveau rythme, de nouvelles routines.

Aussi, il apparaît important de revoir la notion d’hospitalité, autrement dit comment la bibliothèque peut continuer à favoriser un sentiment d’appartenance? Par exemple, doit-elle mettre en place des activités collées sur la routine des usagers, opter pour le synchrone (en direct) ou l’asynchrone (en différé) selon les habitudes de ses divers usagers?

Qu’est-ce que la Rubrique aime?

  • La vidéo d’introduction met en perspective de manière très intéressante des écrits sur l’espace public, les routines quotidiennes, le lieu qu’est la bibliothèque.
  • Les questions posées dans les ateliers et résumées dans la Synthèse des échanges. Par exemple, nous avons aimé celle-ci : Comment passer d’être à la bibliothèque comme à la maison à avoir la bibliothèque à la maison?
  • Les multiples ressources pour aller plus loin dans la réflexion

Quel intérêt pour les bibliothèques collégiales?

  • 4 profils de bibliothécaires ont émergé des échanges, nous voyons les bibliothèques collégiales surtout dans le profil FORMATION

FORMATION : “Les bibliothécaires comme appui méthodologique pour apprendre à utiliser les outils de recherche et d’exploration, mais aussi les outils de diffusion, de communication, etc.”

  • Pour repenser l’hospitalité numérique, nous pouvons tenir compte des points d’attention suivants :
    • Travailler la tonalité (humour, émotion) dans les échanges
    • Remercier les participants, les partenaires, les collaborateurs, etc. au cours du rdv
    • Miser sur la qualité de la présence en ligne plutôt que sur la quantité (pas besoin d’être sur toutes les plateformes)
    • Personnaliser les relations (proposer des rdv personnalisés par exemple…)
    • Mutualiser et éviter la dispersion (comme au REBICQ)

Pour en savoir plus

https://www.enssib.fr/seminaire-Biblio-Covid

 

Compilation et rédaction par Elsa Drevon (Fédération des cégeps)